Le rap du CERN !

Un peu d’humour dans un monde parfois un peu aride… : voir la vidéo ci-dessous.

Pour les non-initiés, le CERN est l’Organisation européenne pour la recherche nucléaire, sur le point de mettre en service le fameux accélérateur de particules nommé LHC (Large Hadron Collider, ou grand collisionneur de hadrons, les hadrons étant des particules telles que les protons ou les noyaux d’atomes). Ce sera dans exactement un mois. La communauté des physiciens attend beaucoup de cet accélérateur de particules unique au monde, ou plutôt de l’analyse des collisions qu’il permettra d’engendrer, à des énergies encore supérieures à celles atteintes par les instruments précédents. La physique fondamentale devrait s’en trouver enrichie…

Peut-être avez-vous d’ailleurs suivi les remous médiatiques produits autour du LHC par ceux qui craignent d’y voir générés des trous noirs ou des agglomérats de particules étranges (c’est leur nom) qui engloutiraient la Terre et nous avec ! Les physiciens du CERN ne nient pas la possibilité de créer des micro-trous noirs — certains l’espèrent même, et c’est d’ailleurs prédit diverses théories, ou plutôt lignes de pensées théoriques ! Mais ceux-ci seraient parfaitement inoffensifs. La possibilité d’une catastrophe, qui n’a pas été prise à la légère, est aujourd’hui écartée. Même si certains persévèrent à imaginer des scénarios catastrophes, susceptibles de laisser un doute à ceux qui tiennent à en avoir… 😉

Pour ceux qui veulent se rassurer, sachez que des particules des millions de fois plus énergétiques sont produites dans l’univers indépendamment de nous autres, terriens, et que ces particules bombardent la Terre en permanence, apparemment sans l’avoir annihilée ou fait disparaître dans un siphon spatio-temporel ! On les appelle « rayons cosmiques ultra-énergétiques », et il se peut que je vous en reparle un jour, puisque c’est un de mes principaux sujets de recherche.

En attendant la découverte ou la catastrophe, voici un rap inattendu, mais… percutant !

Et en plus, les paroles sont instructives !

Merci à Xavier Bertou, lui aussi chasseur de rayons cosmiques, qui m’a indiqué l’existence de cette vidéo ! Gracias, amigo !

À bientôt,
ET

In memoriam Anne-Marie Parizot

Anne-Marie Parizot

Salut Anne-Marie.

Salut parce que tu pars.

Salut parce que tu arrives – ailleurs… une autre rive du monde. Ou bien le monde hors de ses rives…

Salut pour le salut, pour que tu sois sauve, et que tu sauves, pour enrichir ton âme, cette expérience de vie.

Une vie plus courte qu’on ne l’aurait imaginée. Mais il est vrai que la Vie ne s’imagine pas. C’est plutôt la Vie qui nous imagine.

La vie se vit. Et se partage. Et se déploie. Et se poursuit à l’infini.

Au-delà de la peine et de la douleur, nous sommes reconnaissants aussi pour cette vie belle et riche, gracieuse et aimante.

Tu as connu l’amour de cette vie, la joie de cette vie, la chaleur de cette vie. Et puis la douleur de cette vie, la maladie, qui t’a paru tellement absurde, tellement injuste. Et même la frayeur.

Cette frayeur à la fois tellement naturelle et tellement vaine devant la vérité, hélas !

Vaine comme le refus de ce qui est, quand ce qui est ne peut pas ne pas être. Vaine aussi comme notre vanité d’Homme, par laquelle nous pensons instinctivement nous grandir en nous croyons exceptionnels, uniques, singuliers, alors que ce faisant, naturellement, nous nous limitons.

Limitant notre conscience à notre vie biologique.

Limitant notre Vie à cette vie.

Limitant notre expérience de l’Être à une simple histoire, avec un petit « h », circonscrite à la matière, aussi belle soit-elle : l’Histoire avec un grand « H », qui nous accueille et nous transcende, l’est tellement davantage !

C’est la vraie Vie ! Sans limites. Et tu y participes aujourd’hui comme hier.

Et tu le sais plus fermement encore maintenant, comme tu l’as su dans ces moments d’intensité, de communion et d’amour que tu as nourris et dont nous avons aussi été nourris à tes côtés : la mort, c’est encore la Vie !

La mort ne diffère de la vie que dans l’apparence – une apparence que tu sais à présent secondaire. Et la mort n’a pas moins de sens que la vie. Elle nous rappelle au contraire quel sens la vie peut avoir : celui de la participation à une réalité plus vaste, dépassant les limites de cette existence corporelle, approximative et conditionnée par les circonstances – des circonstances qui ont été particulièrement belles, joyeuses et rayonnantes à tes côtés, des circonstances qui nous enrichissent et nous illuminent parfois, mais qui demeurent en quelque sorte anecdotiques.

Même si on a tant de bonheur à les goûter quand elles sont favorables, la valeur de la Vie n’est pas tant dans ces circonstances passagères que dans cet enrichissement et cette lumière qu’elles nous procurent. Une lumière qui n’a pas de fin. C’est elle qui tu vois briller là, autour de toi, quelles que soient les formes que tu contemples avec les yeux de l’âme, et c’est encore elle qui nous éclaire ici, quand nous te saluons, quand nous pensons à toi et à tous ceux qui ont fait sourire nos vies.

Cette participation à la mélodie universelle, à l’harmonie polyphonique de l’Être, c’est sans doute celle que tu appelais et chérissais dans la musique. Et c’est celle dont tu dois entendre à présent, et au présent, les modulations cristallines, joyeuses, dont tu nous as offert tant de magnifiques reflets terrestres, dans la simplicité joyeuse des interactions que tu as eues avec nous tous, à la volée, parfois subrepticement, à travers ton sourire gai et enjoué. Un sourire qui rit. Un rire qui sourit à la fois. Tendrement.

Dans cette musique universelle, ta mélodie est douce et belle. Qu’elle puisse encore s’enrichir dans le cristal de la Vérité qui t’accueille et nous accueillera tous, et que nous puissions en entendre, de-ci de-là, les harmoniques les plus sautillantes et les plus mélodieuses, caressantes comme la légèreté, attendrissantes comme la simplicité spontanée de la grâce, à laquelle tu savais joliment participer, à laquelle tu sais toujours participer.

 

Nous t’aimons.
La Vie t’aime aussi puisqu’elle t’a imaginée. (Elle doit nous aimer aussi puisqu’elle nous a rêvés dans une histoire commune… 😉 )
Elle ne cessera jamais de t’aimer.
Nous non plus.

 

Alors, salut à toi. Sois sauve, et sauve-toi dans l’unisson de la musique.

Légère. Plus légère. Encore plus légère. Une musique au-delà des notes. Comme un mystère. Que le Cœur seul peut entendre.

Comme dans le poème d’Edward Shank :

      Si loin… si faible…
      Une grive assoupie ? Un rossignol qui s’éveille ?
      Silence. On ne sait pas.

 

(voir aussi la note de la femme aux semelles de vent et celle de Girl Power 3.0)

C’est le printemps, en Mars… et sur Mars !

C’est le printemps !

Les cerisiers ont mis leur chemisier à fleurs
Les jonquilles s’éparpillent au pied des magnolias
Et les pommiers savants saupoudrent lentement
Leurs pétales de neige

L’esprit de l’air est là
Dans le clair de ces voix d’ondines
Accourant dévalant éclaboussant des cimes
Et vibrant aux éclats : c’est l’eau de la lumière !

dunes polaires dégelant sur Mars

Et puis, c’est aussi le printemps… sur Mars !

Cette photo, superbe, abstraite, énigmatique, montre les dunes polaires d’un sol martien en train de dégeler. S’élevant chaque jour un peu plus dans le ciel de l’hémisphère Nord de Mars, le Soleil fait fondre progressivement la glace d’eau ou de dioxyde de carbone qui recouvre la surface de la planète, laissant apparaître la couleur sombre de son sable basaltique.

En réalité, dans l’atmosphère ténue de Mars, la glace ne fond pas : elle se sublime (c’est-à-dire qu’elle passe directement de l’état liquide solide à l’état gazeux). Là où la couche de givre est la plus fine, le sable sombre qui apparaît accélère même le processus en absorbant davantage la lumière, et donc l’énergie du Soleil. Il semble que de véritables jets de gaz puissent se former occasionnellement, perçant sous la pression accumulée une couverture de glace devenue trop mince par endroits et pulvérisant dans l’air le sable ainsi libéré. Peut-être est-ce l’explication des points noirs arrondis maculant cette mer de sable insolite comme des pores énigmatiques.

Bientôt, les barkhanes sculptées par les vents des saisons passées reprendront librement leur danse inachevée.
C’est le dégel, ici, là-bas, si loin… si proche ! Car l’astre radieux qui l’initie n’est autre que le feu céleste familier des terriens : il est notre étoile commune.

Sœurs planètes, unissez vos ivresses et joignez vos destins !
Dans la flamme de vies infinies,
S’épande la lumière… et le Soleil se lève !

ET

Salutations périhéliaques !

Bonne année solaire à tous !

Aujourd’hui, 3 janvier, la Terre est à son périhélie.

Dans sa rotation autour du Soleil, notre planète ne décrit pas un cercle parfait, mais une ellipse. Il en est de même pour les autres planètes, ainsi que l’a découvert Képler il y a tout juste quatre siècles.
Cela signifie que la distance de la Terre au Soleil varie un peu au cours de l’année. Aujourd’hui, la Terre est au plus proche du Soleil – périhélie ; dans six mois, elle sera dans sa position la plus éloignée – aphélie (comme pour le périgée et l’apogée lorsqu’il s’agit de la distance d’un corps à la Terre, « Gê », plutôt qu’au Soleil, « Hêlios » 😉 ).

C’est donc un nouveau cycle qui commence, et cette proximité solaire m’offre l’occasion de vous souhaiter à tous… une année–lumière !

Dans l’image ci-dessus, le Soleil point tout juste derrière une Lune éclairée par un clair de Terre légèrement bleuté, dans un balet planétaire que complètent élégamment trois discrets petits points de lumière : Mercure, Mars et Saturne !

Cette année encore, le Soleil, la Lumière, la Vie nous appellent : entrons dans la danse !

ET

Lucky Dube… free again

Lucky Dube, comme bien trop d’artistes reggae avant lui, a quitté hier notre dimension temporelle de manière violente, tué par balles lors d’un braquage dans la banlieue de Johannesburg. Un bandit de petit chemin voulait s’emparer de sa voiture…

Il est probable que certains lecteurs de ce blog (peut-être même la majorité ! 🙁 ) n’aient jamais entendu parler de Lucky Dube. Il est pourtant l’une des figures les plus emblématiques du reggae africain.

À l’époque, son album « Lucky Dube – Captured live » — joli titre, non ? —, m’avait enthousiasmé. Un album au son live vraiment exceptionnel, où il se manifeste une rare énergie, à la fois intense et légère, très ouverte, très belle, que je vous recommande !

Alors je voulais, en passant, saluer le souffle de Lucky Dube, et je saisis cette occasion pour rendre un hommage plus général à cette musique rasta qui résonne de manière à la fois intime et universelle. (Sans doute l’intime véritable est-il toujours universel, et l’universel authentique, infiniment intime…)
La liste des morts tragiques dans le reggae est malheureusement assez longue. Inutile d’en évoquer ici la douloureuse litanie. Elle souligne à l’excès la dure réalité sociale qui soutend aussi cette aventure musicale, par ailleurs d’inspiration spirituelle et mystique.

So long, Lucky, and better luck beside Jah Jah…

Jah live ! For Iver !
ET

Só no Brasil !

Un soir, à Rio, Ipanema, en allant déguster la fameuse pizza capricciosa de chez… « Capricciosa » bien sûr (que l’on m’a si généreusement recommandée), je remonte la rue Prudente de Morais et repère une petite bande de quatre instrumentistes semblant jouer pour les clients d’un restaurant. Quoi de plus ordinaire, me direz-vous ?

Sauf que (comme je le découvrirai plus tard) le restaurant s’appelle « Vinicius », et qu’à Ipanema, cela veut forcément dire quelque chose…

De fait, en m’approchant, je m’aperçois que la bande n’est pas seule à jouer : trois jeunes clients, manifestement eux-mêmes musiciens, ont sorti leur harmonica et ont joint leur talent et leur enthousiasme à l’humeur festive installée par le banjo et les percussionnistes. Magie d’un soir d’octobre. Les convives jouent pour la bande tout autant que l’inverse, dans une même joie partagée. Il n’y a plus que l’onde rieuse de la musique.

Ayant déjà dégusté cette verve tourbillonnante pendant quelques minutes, je saisis mon téléphone portable… pour vous proposer ici (désolé pour la très mauvaise qualité visuelle et sonore) la fin de cette petite scène improvisée ..

Le plan final ne s’invente pas.
Contient-il la clé de cet enchantement ? Clé musicale, bien sûr…

Só no Brasil !

ET

Libérez les avatars !

Voilà, on s’en rapproche de plus en plus : l’établissement d’un standard pour le développement des mondes virtuels tels Second Life, leur interopérabilité, l’apparition d’un web 3D pleinement intégré où les avatars conserveront leur identité en passant d’un environnement à l’autre, comme on se rend dans la ville voisine, et où chacun pourra proposer non seulement son propre environnement dans un monde donné, mais son propre monde au sein d’un métaverse en acte.

Pour ceux qui lisent l’anglais, voici un lien vers un article de Bits (Business, Innovation, Technology, Society) intitulé « Free the Avatars », faisant état des réflexions avancées par Second Life et IBM à ce sujet, lors de la Virtual Worlds Conference and Expo à San Jose (Californie).

Si tout ceci n’évoque rien pour vous, vous pouvez jeter un coup d’œil à ce billet, publié ici-même en janvier dernier. Et peut-être serait-il temps de commencer à s’y mettre, si ce n’est déjà fait… 😉

Second Life, ce n’est pas une deuxième vie (qui serait évidemment plus pauvre que la « première » à maints égards – mais pas tous ;-)), tout comme Internet n’est pas un autre monde. C’est un élargissement, donc un enrichissement du monde « ordinaire ». On peut aimer son trottoir et ne pas s’abstenir de traverser la rue…

Les voyages forment la jeunesse !

ET