Féérie de la lumière à Tokyo

Soir de grâce à Tokyo midtown…

Dans le calme discret d’une soirée nippone,
Où tout respire entre le monde et son mystère
Glissant dans un frisson léger de fin d’automne
Dans l’ombre éclot un songe enchanté de lumière

Déjà des pas légers aux furtives allures
Complices ou curieux se joignent tendrement

L’âme s’égaie les cœurs se fondent en murmures
La vie fait rayonner ses prunelles d’enfants

Comme on connaît ces feux où Noël se projette
On croit pouvoir prêter ses rires à la fête

Mais soudain suspendue dans l’écho du silence
La lumière animée téléporte le monde en un espace de beauté fragile, secrète, indestructible

Comme une mémoire assourdie, retrouvant le chant de son rêve
Comme l’assaut troublant d’un monde intime où la réalité se régénère

Comme l’horizon se révèle, au lieu même où il se transgresse
Où tout bascule, en son mystère…

Soudain, la nuit n’est plus
Que l’accomplissement de l’être

Dans l’entrebâillement du monde (Et dans l’embrasure du monde)
Nous voici témoin, enfantant, du mouvement de l’aube à naître…

Déjà enfin
À présent

Que la lumière soit…
Et l’insondable fut !
Impénétrable
Caché dans la beauté du monde,
L’immense Impossible apparut,
Indéfectible

Et nous connut

Apollo 11 : RIP, Neil Armstrong !

RIP, Neil Armstrong !

Quelle aventure, tout de même !

Même s’il y a bien sûr d’autres domaines – dans l’exploration de la conscience et l’expérience de la réalité du monde, dans l’art et la célébration conjointe de la transcendance et de l’immanence du réel, dans la communion universelle de l’âme et de l’esprit, dans l’expression de la liberté et l’amour de la vérité –, où l’humanité accomplit des prodiges profondément émouvants, d’une grâce bouleversante et desquels on pourrait dire la même chose, voire davantage, il me semble tout de même que, pas plus que moi-même, personne n’a réellement de mots pour décrire le sens et la portée de cet accomplissement d’homo sapiens que représente l’aller-retour de juillet 1969 sur la Lune, et que le niveau où il nous parle est à la fois plus intime que le cœur même de notre personnalité singulière, et plus vaste que l’espèce ou l’écosystème même en lequel nous communions avec la Vie.

Au-delà des mots, au-delà de la pensée et de la cognition consciente.

Parlant directement à l’être, comme une clé activant un programme inconnu bien qu’impossible à ignorer, assumant une fonction d’un ordre nouveau, qui nous dépasse mais à la fois nous mobilise entièrement, et nous fait participer à un plan de nous-même resté insoupçonné, mais absolument essentiel.

Le cosmos n’est pas vide de nous-mêmes.

Il est présent en nous, comme nous sommes présents à sa propre présence…

Pas de mots. Pas d’explicitation.

Un simple événement. Véritable.

Repose en Paix, Neil Armstrong !

L’espace-temps, la réalité virtuelle… et la vision quadri-dimensionnelle !

J’ai déjà dit quelques mots ici-même du projet EVEILS, à la rencontre de la Physique, de la Réalité Virtuelle, de la perception et de la cognition.

Voici la vidéo d’une petite intervention que j’ai faite le 15 janvier dernier lors de la conférence TEDx Paris.

Il y est question de 3D, de 4D, d’espace-temps, de muons, de réalité virtuelle immersive, de relativité, de « vitesse de la lumière », et de solidarité géométrique… 😉

C’était conçu pour être accessible à un large public. Alors n’hésitez pas à visionner cette vidéo, et à la commenter le cas échéant (vous pouvez aussi la voir en HD sur YouTube). Comme disait Groucho Marx : « Un enfant de cinq ans comprendrait ça. Allez me chercher un enfant de cinq ans ! »

À bientôt,

ET

PS: Comme chacun l’aura constaté, je ne suis pas très assidu sur ce blog… À ma décharge, et pour paraphraser quelqu’un, je dirais qu’en venant d’Orion, la Terre, c’est beau, mais… c’est loin ! 😉

Oh, le beau printemps de novembre !

Dans les jardins de la colline Santa Lucia, au cœur de Santiago du Chili, un oiseau léger comme la joie oublie sa blessure et sautille dans le parfum des roses et des arums.

La fontaine crépite comme un feu ruisselant de tendresse, limpide et claire au printemps de novembre.

C’est comme si la Nature prêtait sa voix à la colline entière, pour la rebaptiser en cette Sainte Lumière qui remplaça son ancien nom Mapuche – huelén : douleur, mélancolie, tristesse…

Un peu plus loin, au pied de la colline de San Critobal, la maison de Pablo Neruda résonne encore de la voie du poète et de ses amis universels :

« Confieso que he vivido ! »

Maison de Pablo Neruda à Santiago de Chile

ET

Castillo de Pinchera (Malargue, Argentine)

Jaillissant avec force des Andes argentines, la rivière Malargüe se dirige vers la ville éponyme, dans la province de Mendoza.

À l’occasion d’une courbe majesteuse où respire l’âme sûre du paysage andin, elle salue en passant les formations rocheuses qui se donnent parfois, offrant leurs contours escarpés à la chaude lumière, des allures de château éternel…

Nous sommes à Castillo de Pinchera. Le vent souffle en rafales, arrachant à l’onde fougueuse quelques embruns glacés avec lesquels jouent savamment de vives hirondelles.

La Nature est là. Toute.

La Vie en est la Voie.

ET