Quand la Terre nous invite à la Paix

En écho au post précédent, je suis tombé (ici) sur cette merveille :

avec la légende suivante : « Cette année, les pluies qui se sont abattues au printemps sur la province de Jawzjan, dans le nord de l’Afghanistan, à l’ouest de la grande ville de Mazar-e Charif, ont permis la floraison de millions de coquelicots et autres fleurs sauvages à la frontière avec le Turkménistan. Une manne d’une beauté à couper le souffle qui prédit aux agriculteurs des vallées une belle récolte. À l’image de ce paysan qui inspecte lentement ses champs. Un îlot de paix aussi puisque la province de Jawzjan n’est pas l’un des terrains habituels de l’insurrection menée par les talibans, chassés du pouvoir à la fin 2001, qui est active essentiellement dans l’est et dans le sud du pays. (Zabi/Xinhua/Xinhua Press/Corbis) »

Voilà.

Tandis que nous nous battons dans la violence la plus extrême pour déterminer qui jouira sans entrave des fruits dérisoires de la domination de l’homme sur l’homme (et souvent hélas, surtout dans ce contexte, de l’homme sur la femme !), tandis que nous conspirons sans cesse contre nous-mêmes pour fuir la connaissance et imposer la division au cœur même de l’humanité, niant ainsi ce qui en constitue l’essence même, tandis que nous nous enfermons dans les tranchées profondes de l’ignorance et de la malveillance, dans la vallée d’à côté, la Terre nous fait don de sa grâce et de sa légèreté, offrant une fois de plus à nos cœurs une leçon de bonté, de splendeur et d’harmonie.

Saurons-nous l’entendre ? Et répondre !

Merci la Terre, merci pour la beauté !

ET

Bonne fête, la Terre !

Ce blog évoque de temps à autre quelques merveilles de l’univers, et la perspective d’Orion n’est jamais très éloignée de ces pages, mais en ce 22 avril, « jour de la Terre », je tenais à rendre un hommage plein de gratitude à la plus belle de toutes les merveilles : la Terre !

Il est bon et souvent instructif de contempler l’univers, mais comme le rappelle Albert Jacquard, « le véritable espoir n’est pas dans la fuite, mais dans la réalisation par les hommes d’une structure humaine aussi proche que possible d’un idéal qu’ils auront choisi eux-mêmes […] Les vains efforts que l’on consacrera à aller sur une éventuelle planète seront du temps perdu pour la réalisation d’une humanité libérée. Libérée, non pas au sens de l’espace où elle peut vivre, mais au sens du rapport entre tous les humains. » (cf. interview ici). Et comme l’exalte souvent avec une pénétration bienveillante la si précieuse « femme aux semelles de vent« , on ne saurait concevoir plus beau vaisseau spatial que la Terre, ce paradis vivant qui sut si bien accueillir la vie et la faire prospérer, et qui accueille aujourd’hui avec tant de beauté les serviteurs passagers de la vie que nous sommes (ou que nous devrions être !).

Qu’elle est belle, notre Terre, porteuse de vie, de conscience et d’humanité !
(Pourvu que nous soyons vivants, conscients et humains… Nous lui devons bien ça !)

Alors merci, Terre nourricière !
Merci pour la richesse et la beauté grâcieuse de ton écosystème incomparable.
Puissions-nous accepter avec reconnaissance ton inestimable offrande, et ne pas négliger notre devoir élémentaire : te préserver, nous préserver !

(Cette affiche, éditée en 1990, fait partie d’une des nombreuses actions de l’association « Les Humains Associés », qui ont beaucoup œuvré, entre autres, pour la Journée de la Terre : si vous ne connaissez pas encore cette association, je vous recommande vivement son site et l’ensemble de son univers, particulièrement précieux par les temps qui courent…)

Bonne fête à la Terre et à tous !

ET