Mansour Rahbani : pour la musique et la grâce

J’ai appris avant-hier que Mansour Rabhani avait quitté notre dimension spatio-temporelle, souvent désaccordée hélas !, pour faire vibrer ailleurs son âme musicale.

À vrai dire, je ne connais la musique des frères Rahbani (Mansour et Assi) qu’à travers les chants qu’ils ont écrits et composés pour Fairuz, dont j’ai toujours admiré la richesse magique de la voix et la délicatesse du chant. Les spécialistes s’accordent à dire que, avec elle, les frères Rabhani ont révolutionné la musique libanaise. Je n’ai pas la culture musicale pour en juger, mais j’ai toujours tant aimé la musique de Fairuz que je voulais saluer, en passant, la mémoire de Mansour Rahbani et de son frère Assi (qui était, soit dit en passant, le mari de Fairuz et qui est décédé il y a une vingtaine années). Je ne comprends malheureusement pas les paroles (souvent des poèmes écrits par les frères Rahbani), mais les mélodies qu’ils ont composées et les orchestrations qu’ils ont développées pour elle sont parfois d’une telle limpidité que la Grâce prend corps dans le chant et suspend l’âme émerveillée des auditeurs. (Je ne saurais oublier ce soir de juin 2002 où j’ai pu assister, salle Pleyel, à l’un des extrêmement rares concerts de Fairuz à Paris !)

Je me permets de vous en proposer ici un exemple. Cette chanson m’avait beaucoup touché à l’époque où je l’ai décourverte, même si je ne ne comprends pas le texte. Apparemment, il est question du retour vers le lieu aimé: « Nous retournerons vers notre village un jour… ». Mais sans doute faut-il aussi y voir l’évocation d’une forme de retour plus mystique, vers l’essence…

Si un lecteur peut percevoir les subtilités du texte et nous en indiquer une traduction, je suis intéressé 😉

En attendant, voici une tentative de traduction d’un passage, via l’anglais, donc sans doute _très_ approximative :

Là-bas, par les collines, il y a des pentes
qui sommeillent et s’éveillent à notre engagement,
et des gens qui aiment,
leurs jours étant une sérénité d’attente et de chant triste
Des prés avec des saules jusqu’à perte de vue,
Se penchant sur chaque ruisseau
Tandis que
dans leur ombre les après-midi boivent
Le parfum de la sérénité et la clarté du bonheur

Magnifique…
Merci pour la musique !
ET

1 pensée sur “Mansour Rahbani : pour la musique et la grâce”

  1. Merci pour la partie traduite…
    Il est fort probable que je revienne à votre
    site avec une traduction de toute la chanson…
    Merci encore et à bientôt…

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