Lucky Dube… free again

Lucky Dube, comme bien trop d’artistes reggae avant lui, a quitté hier notre dimension temporelle de manière violente, tué par balles lors d’un braquage dans la banlieue de Johannesburg. Un bandit de petit chemin voulait s’emparer de sa voiture…

Il est probable que certains lecteurs de ce blog (peut-être même la majorité ! 🙁 ) n’aient jamais entendu parler de Lucky Dube. Il est pourtant l’une des figures les plus emblématiques du reggae africain.

À l’époque, son album « Lucky Dube – Captured live » — joli titre, non ? —, m’avait enthousiasmé. Un album au son live vraiment exceptionnel, où il se manifeste une rare énergie, à la fois intense et légère, très ouverte, très belle, que je vous recommande !

Alors je voulais, en passant, saluer le souffle de Lucky Dube, et je saisis cette occasion pour rendre un hommage plus général à cette musique rasta qui résonne de manière à la fois intime et universelle. (Sans doute l’intime véritable est-il toujours universel, et l’universel authentique, infiniment intime…)
La liste des morts tragiques dans le reggae est malheureusement assez longue. Inutile d’en évoquer ici la douloureuse litanie. Elle souligne à l’excès la dure réalité sociale qui soutend aussi cette aventure musicale, par ailleurs d’inspiration spirituelle et mystique.

So long, Lucky, and better luck beside Jah Jah…

Jah live ! For Iver !
ET

Só no Brasil !

Un soir, à Rio, Ipanema, en allant déguster la fameuse pizza capricciosa de chez… « Capricciosa » bien sûr (que l’on m’a si généreusement recommandée), je remonte la rue Prudente de Morais et repère une petite bande de quatre instrumentistes semblant jouer pour les clients d’un restaurant. Quoi de plus ordinaire, me direz-vous ?

Sauf que (comme je le découvrirai plus tard) le restaurant s’appelle « Vinicius », et qu’à Ipanema, cela veut forcément dire quelque chose…

De fait, en m’approchant, je m’aperçois que la bande n’est pas seule à jouer : trois jeunes clients, manifestement eux-mêmes musiciens, ont sorti leur harmonica et ont joint leur talent et leur enthousiasme à l’humeur festive installée par le banjo et les percussionnistes. Magie d’un soir d’octobre. Les convives jouent pour la bande tout autant que l’inverse, dans une même joie partagée. Il n’y a plus que l’onde rieuse de la musique.

Ayant déjà dégusté cette verve tourbillonnante pendant quelques minutes, je saisis mon téléphone portable… pour vous proposer ici (désolé pour la très mauvaise qualité visuelle et sonore) la fin de cette petite scène improvisée ..

Le plan final ne s’invente pas.
Contient-il la clé de cet enchantement ? Clé musicale, bien sûr…

Só no Brasil !

ET

Libérez les avatars !

Voilà, on s’en rapproche de plus en plus : l’établissement d’un standard pour le développement des mondes virtuels tels Second Life, leur interopérabilité, l’apparition d’un web 3D pleinement intégré où les avatars conserveront leur identité en passant d’un environnement à l’autre, comme on se rend dans la ville voisine, et où chacun pourra proposer non seulement son propre environnement dans un monde donné, mais son propre monde au sein d’un métaverse en acte.

Pour ceux qui lisent l’anglais, voici un lien vers un article de Bits (Business, Innovation, Technology, Society) intitulé « Free the Avatars », faisant état des réflexions avancées par Second Life et IBM à ce sujet, lors de la Virtual Worlds Conference and Expo à San Jose (Californie).

Si tout ceci n’évoque rien pour vous, vous pouvez jeter un coup d’œil à ce billet, publié ici-même en janvier dernier. Et peut-être serait-il temps de commencer à s’y mettre, si ce n’est déjà fait… 😉

Second Life, ce n’est pas une deuxième vie (qui serait évidemment plus pauvre que la « première » à maints égards – mais pas tous ;-)), tout comme Internet n’est pas un autre monde. C’est un élargissement, donc un enrichissement du monde « ordinaire ». On peut aimer son trottoir et ne pas s’abstenir de traverser la rue…

Les voyages forment la jeunesse !

ET