Porte temporelle : le retour !

Et oui, bravo, vous aviez deviné ! Puisque j’ai pu poster le billet précédent, c’est que j’ai réussi à faire le voyage retour ! Le voici 😉
[display_podcast]

Ouf !

Voici quelques vues rapportées du voyage – je crains que des champs plasto-temporels à induction plurifictive n’aient un peu déformé la structure topométrique de mon Nokia N90 :


Tout cela a même fini par un déprojection bi-injective de ma réalité corporelle, que quelques amis ont immédiatement identifié à une sortie très classique de la physicalité matérielle, avec investissement spontané et rétro-impulsif du corps astral :

Rien que de très classique, en somme…

ET

Chicago by night !

… et puis soudain, dans le secret de la nuit désertée, quand s’endort enfin cette effusion de la puissance, une magie s’éveille, anonyme, discrète, apaisée.

Chicago by night.
Oui, cette ville est aimable, après tout… la nuit ! Lorsque, dans le repos de la grandeur et comme à son insu, une respiration s’élève, un enchantement lumineux, irréel mais harmonieux, capte l’âme à travers l’espace et le silence, dans un recueillement inattendu…



Les bureaux dont la lumière est restée allumée sur l’un des bâtiments n’ont manifestement pas été choisis au hasard… Le dessin qui en résulte rappelle que cette photo a été prise dans la nuit du 10 au 11 septembre (2006), dans le pays à la bannière étoilée.

Enfin, voici un nouveau podcast vidéo – un métro-podcast ! – pris à la tombée de la nuit. Départ au pied de la prison de Chicago (parallélépipède à base triangulaire, reconnaissance entre tous à ses meurtrières étroites, d’où les prisonniers – cruelle perspective ! – peuvent apercevoir la vie et l’agitation de la cité, sans espoir d’y participer…), arrivée à la station « Clinton », de l’autre côté de la Chicago River, et final sur la Sears tower dans la brume.

[display_podcast]

À la nuit tombée, quand le gigantisme se rend à la seule célébration de la lumière et du mouvement, comme ci-dessous l’imposante fontaine de Hyde Park, alors oui, la sky line de Chicago devient féerique et tout simplement… magnifique !

Cheers,
ET

Bienvenue à Gotham city !


Froide et distante me paraît la ville de Chicago.

Impassible… et comme indifférente à sa propre grandeur, comme si elle-même n’y croyait pas vraiment. Comment y croire, d’ailleurs ? Comment résister à l’impression que ce « Chicago downtown », est d’abord un décor – décor magistral, certes, mais décor tout de même, au gigantisme souvent tristement inutile.

Haut, très haut, encore plus haut. Mais pourquoi ?

J’ai demandé à plusieurs collègues s’ils trouvaient cette ville belle, et leur réponse a toujours été la même : « Oh, oui ! C’est vraiment impressionnant ! ». Cela me paraît tout à fait caractéristique : la question porte sur la beauté, la réponse sur l’impression produite – en l’occurrence une impression de grandeur, de puissance… et, forcément, d’écrasement.

Alors, j’ai beau faire des efforts – et je concède volontiers que certains buildings ont une allure élégante et étonnamment inventive (constamment réinventer et renouveler le parallélépipède rectangle relève souvent de la gageure, et, pourquoi pas, de l’art) !–, mais j’ai vraiment du mal avec cette architecture impériale, écrasante, ces rues trop propres, trop régulières, ces bâtiments trop lisses, trop soignées. Sans parler des bâtiments qui sont à mon sens véritablement laids !

Mais après tout, l’esthétique n’a pas de caractère universel. Je ne manifeste peut-être là qu’une incapacité banale à dépasser un certain choc culturel… J’ai pourtant trouvé dans bien des villes de bien des cultures du monde une qualité de douceur et d’humanité, une magie, une musique intime incomparables à ce que je parviens à saisir ici. Et dans le registre de la démesure, l’âme de New York ou de Tokyo n’est-elle pas bien plus riche et finalement bien plus subtile que celle de Chicago ?

Enfin, toute relative que puisse être l’appréciation de la beauté et de l’harmonie architecturale, je doute que les amoureux de Chicago les plus inconditionnels (apparemment, ils sont nombreux !) trouvent réellement beaucoup de grâce à des bâtiments tels que celui-ci :

Il s’agit pourtant de l’opéra lyrique de la ville ! Au risque de choquer les amateurs de ce bâtiment « grandiose », digne représentant du plus pur style stalinien, je dirai tout nûment qu’il me coupe singulièrement l’envie de chanter !
Par bien des aspects, Chicago rappelle la fameuse Gotham city de Batman… L’architecture y est souvent « gothique », parfois jusqu’au malaise, et la pierre surabondamment ciselée ne parvient pas à faire oublier la rigidité des lignes exclusivement verticales et horizontales, et la répétition des mêmes motifs litérallement jusqu’aux nuages semble n’avoir d’autre but, au bout du compte, que de rappeler sans cesse au passant qu’il est petit, tout petit, insignifiant. Si c’était au nom de l’humilité, pourquoi pas ? Mais c’est bien sûr tout le contraire : « tu n’es rien, et je suis tout », « tu n’es rien, mais l’empire est immense et inébranlable », « tu n’es rien, mais la puissance qui te domine peut tout ». Y compris… renverser le cours des rivières !

Je l’ai appris de la bouche d’un de ces amoureux de Chicago pourtant pas plus américain que vous et moi (à moins qu’on ne me lise outre-atlantique ;-)… ) : un jour, il a été décidé que la rivière Chicago qui se jettait dans le lac Michigan depuis la nuit des temps, coulerait dorénavant dans l’autre sens, non plus vers, mais à partir du lac… Et ainsi en fut-il !

Et pourtant…

à quoi bon gratter le ciel si on ne sait pas voler ? 😉
ET

Oh, c’est haut, Chicago !


Je ne suis pas un inconditionnel du gigantisme architectural américain – loin s’en faut ! – (j’en reparlerai d’ailleurs peut-être dans un prochain billet), mais les lumières citadines, la nuit, vues du ciel… c’est beau !
Voici un vidéopodcast vertigineux, tourné à 412 mètres d’altitude, en exclusivité mondiale ! 😉
[display_podcast]

Bon, désolé pour la piètre qualité. Je tenterai de faire mieux pour la prochaine fois.

Juste pour info, la Sears Tower de Chicago mesure 443 mètres de hauteur, et les deux antennes qui la prolongent hardiment vers le ciel culminent à 520 mètres !

Alors, forcément, le clocher illuminé au centre de l’image ci-dessous – qui est pourtant celui du Chicago Temple, l’église la plus haute du monde – a l’air bien modeste…

Vanité, tout est vanité !
ET