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	<title>Commentaires sur : 28 mai 2006, à Catane (2)</title>
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	<description>« Dieu est subtil, mais il n'est pas méchant » (Albert Einstein)</description>
	<pubDate>Tue, 06 Jan 2009 05:02:50 +0000</pubDate>
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		<title>Par : E.T. d&#8217;Orion &#187; Coup de boule</title>
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		<dc:creator>E.T. d&#8217;Orion &#187; Coup de boule</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Jul 2006 19:32:34 +0000</pubDate>
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		<description>[...] Ce n’est pas un exemple à suivre ? Ah ça non ! Mais après tout, pourquoi devrait-il l’être ? D’un point de vue sportif, c’est hautement condamnable. Cela a d’ailleurs été condamné – on ne peut plus justement. Ça méritait incontestablement un carton rouge. Il a reçu un carton rouge. Parfait. Fin de l’épisode. Pour le reste, l’équipe de France a perdu. Ni bien, ni mal. Bon, on peut passer à autre chose. Et d’autres choses, tellement plus sérieuses et plus graves, ça c’est sûr, il y en a ! En attendant, j’ai pensé à une chose amusante : dans mes premiers podcasts (cf. posts de fin mai–début juin : ici, là, là et là), j’ai assisté avec étonnement à la liesse générée à Catane, en Sicile, par l’accession de l’équipe de football de la ville à la première division). En essayant de comprendre la raison d’un tel déferlement d’émotion, je m’étais souvenu que le football représentait pour les italiens, de leur aveu même, une des choses les plus importantes de la vie (sociale ?), et je m’étais dit que l’un des moteurs de la joie fébrile de ces supporteurs pouvait être la perspective, en passant en première division, d’accueillir sur leurs sol, dans leur stade, les héros que ne devaient pas manquer de représenter pour eux les joueurs de la mythique Juventus de Turin. Oui, ils allaient faire le déplacement jusqu’à eux ! Peu importe ensuite que les joueurs de Catane s’inclinent devant une équipe probablement beaucoup trop forte pour qu’ils puissent faire illusion très longtemps (encore que, sait-on jamais… devaient penser les plus hardis) : ils seraient là, sous leurs yeux admiratifs, pour un match de rêve, un conte magique pour des enfants émerveillés. Seulement voilà. Le sport professionnel en général (et le football en particulier – spécialement en Italie !), étant devenu ce qu’il est, Materazzi et ses co-équipiers ne viendront pas à Catane !!! Ils ont été rétrogradés en une division inférieure (pour malversation, tricherie agravée, entente crapuleuse avec les arbitres, etc.), au moment même où Catane accédait au saint des Saints du football ! Quel ironie ! C’est ainsi : ce sont toujours les mêmes qui font les frais de la trahison des rêves par ceux-là mêmes qui sont censés les incarner : les enfants de Catane aux yeux émerveillés ne verront pas le Père Noël aux rayures blanches et noires ! Qu’ils se rassurent : il y a d’autres Pères Noël, moins mercantiles, moins mesquins, moins vénaux. À chacun d’en guetter les signes discrets dans son cœur et dans son âme, là où les rêves ne se brisent que pour donner vie à des rêves plus limpides et plus merveilleux encore, où les insultes les plus primaires sont devenues des odes angéliques, les coups de boule des caresses divines, et les coupes du monde des cieux embrasés de lumière sacrée, où l’âme se projette dans l’extase de l’harmonie et de la grâce. À bon entendeur, salut ! ET [...]</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>[...] Ce n’est pas un exemple à suivre ? Ah ça non ! Mais après tout, pourquoi devrait-il l’être ? D’un point de vue sportif, c’est hautement condamnable. Cela a d’ailleurs été condamné – on ne peut plus justement. Ça méritait incontestablement un carton rouge. Il a reçu un carton rouge. Parfait. Fin de l’épisode. Pour le reste, l’équipe de France a perdu. Ni bien, ni mal. Bon, on peut passer à autre chose. Et d’autres choses, tellement plus sérieuses et plus graves, ça c’est sûr, il y en a ! En attendant, j’ai pensé à une chose amusante : dans mes premiers podcasts (cf. posts de fin mai–début juin : ici, là, là et là), j’ai assisté avec étonnement à la liesse générée à Catane, en Sicile, par l’accession de l’équipe de football de la ville à la première division). En essayant de comprendre la raison d’un tel déferlement d’émotion, je m’étais souvenu que le football représentait pour les italiens, de leur aveu même, une des choses les plus importantes de la vie (sociale ?), et je m’étais dit que l’un des moteurs de la joie fébrile de ces supporteurs pouvait être la perspective, en passant en première division, d’accueillir sur leurs sol, dans leur stade, les héros que ne devaient pas manquer de représenter pour eux les joueurs de la mythique Juventus de Turin. Oui, ils allaient faire le déplacement jusqu’à eux ! Peu importe ensuite que les joueurs de Catane s’inclinent devant une équipe probablement beaucoup trop forte pour qu’ils puissent faire illusion très longtemps (encore que, sait-on jamais… devaient penser les plus hardis) : ils seraient là, sous leurs yeux admiratifs, pour un match de rêve, un conte magique pour des enfants émerveillés. Seulement voilà. Le sport professionnel en général (et le football en particulier – spécialement en Italie !), étant devenu ce qu’il est, Materazzi et ses co-équipiers ne viendront pas à Catane !!! Ils ont été rétrogradés en une division inférieure (pour malversation, tricherie agravée, entente crapuleuse avec les arbitres, etc.), au moment même où Catane accédait au saint des Saints du football ! Quel ironie ! C’est ainsi : ce sont toujours les mêmes qui font les frais de la trahison des rêves par ceux-là mêmes qui sont censés les incarner : les enfants de Catane aux yeux émerveillés ne verront pas le Père Noël aux rayures blanches et noires ! Qu’ils se rassurent : il y a d’autres Pères Noël, moins mercantiles, moins mesquins, moins vénaux. À chacun d’en guetter les signes discrets dans son cœur et dans son âme, là où les rêves ne se brisent que pour donner vie à des rêves plus limpides et plus merveilleux encore, où les insultes les plus primaires sont devenues des odes angéliques, les coups de boule des caresses divines, et les coupes du monde des cieux embrasés de lumière sacrée, où l’âme se projette dans l’extase de l’harmonie et de la grâce. À bon entendeur, salut ! ET [...]</p>
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