Temps et origine

Ce blog devient interactif, et je m’en réjouis !

Dans un commentaire au billet précédent, Denis me renvoie la question que j’avais posée à Stephen Hawking (cf. ici et ). Je n’ai pas de réponse précise à formuler (c’est pour ça que je posais la question 😉 ), mais je veux bien essayer d’en dire deux mots, dans l’espoir de recueillir d’autres points de vue ou d’autres éléments de réflexion…

Il me semble qu’on restreint beaucoup la question de l’origine en la considérant uniquement du point de vue temporel, comme le fait la cosmologie physique. Parler de l’origine de l’univers en se référant à son passé, c’est bien sûr intéressant, et même très naturel puisque notre expérience physique s’inscrit dans le temps. Projeter l’origine de l’univers dans les « premiers instants ayant existé », c’est également un réflexe naturel dans le contexte des théories de big bang, puisque l’analyse de l’évolution de l’univers montre que sa phase actuelle ne peut pas être suivie indéfiniment en remontant dans le passé, et qu’en ce sens elle a eu un « début » dans notre temps physique.

Pour autant, on sent bien que ce n’est pas suffisant. Supposons qu’on parvienne à identifier « l’instant initial de l’univers », ou plutôt l’état de l’univers à cet instant initial. On serait alors remonté à l’origine (temporelle) de l’univers, mais qui d’entre nous s’en estimerait pleinement satisfait ? Pas moi, en tout cas ! On connaîtrait peut-être alors « l’origine de l’univers », mais seulement dans un sens très restreint. En particulier, on ne saurait toujours pas ce que c’est que ce truc, c’est-à-dire d’où ça vient vraiment !

Comme je le disais, il est naturel de s’interroger sur l’origine de l’univers dans le temps, puisque notre expérience physique s’inscrit dans le temps. Mais elle ne s’inscrit pas seulement dans le temps ! De façon plus évidente encore, elle s’inscrit dans une certaine réalité, dans l’existence. Or quelle est l’origine de cette réalité ? Et qu’est-ce que l’existence ? Voilà des questions bien plus fondamentales que celle de l’origine temporelle !

Cette réalité apparente – c’est-à-dire celle qui nous apparaît –, quelle en est l’origine ? Non pas son origine temporelle (dans la dimension du temps, donc), mais son origine ontologique, dans la dimension des « apparitions » ou des « existants » ?

On touche là bien sûr à des questions par définition métaphysiques. Mais je ne pense pas qu’il soit ultimement possible de séparer physique et métaphysique, tout simplement parce qu’à chaque fois que la physique nous propose des concepts ou des objets fondamentaux pour décrire la réalité physique à son niveau le plus profond, elle nous propose dans le même temps de considérer ces concepts et ces objets comme ayant un certain rapport de vérité (au moins approximative) avec une réalité sous-jacente, avec un étant – et ceci n’est rien d’autre que de la métaphysique. (Sauf à se placer dans une perspective strictement positiviste qui me paraît, n’ayons pas peur des mots, aussi illusoire que stupide, à moins peut-être d’accepter que ce positivisme soit aussi un réalisme, ce que la plupart des partisans de cette approche imprudemment prudente rejetteraient, me semble-t-il…)

D’ailleurs, même au niveau physique le plus commun, force est de constater que la notion d’origine temporelle de l’univers est pratiquement contradictoire avec la théorie de la Relativité einsteinienne stricto sensu.

En théorie de la relativité, l’univers est donné une fois pour toute dans toute l’étendue du temps (et de l’espace). Il s’agit d’un espace-temps complet, sans histoire ni évolution. Tous les instants y ont le même statut : ils sont là, ensemble, conjointement, dans la réalité, et non pas l’un après l’autre. En ce sens, le problème du « commencement » tel qu’on se le pose habituellement est un problème interne, et pour ainsi dire arbitraire. Certes le point origine de la dimension temporelle (le « temps zéro ») a un sens en Relativité, mais il n’y aurait aucun sens à considérer que l’univers est de quelque manière « sorti » de cet instant zéro. Non. Tous les instants sont « sortis » conjointement. Ils sont là. C’est tout. Ou bien ils sont là – tous –, ou bien ils ne sont pas là – aucun !

Posée ainsi, la perspective temporelle de la physique apparaît non pas comme l’étude d’un déroulement partant d’une origine et remplaçant, instant après instant, un état de l’univers par autre, mais comme la description d’une forme globale de l’espace-temps. La notion de causalité ne fait que préciser la structure de cet espace-temps, et ne doit pas être entendu comme « ce qu’il y a “après » découle de ce qu’il y a “avant » »…

Pour autant, faut-il renoncer à aborder la question de l’origine sous un aspect plus général, dans lequel on pourrait formuler une question du type : « l’univers et tous ses instants sont donnés une fois pour toute, d’accord, mais d’où vient-il au bout du compte ? Qu’est-ce que c’est ? Peut-on envisager son émergence, non plus dans le temps, puisque le temps lui-même doit émerger, mais peut-être dans la dimension des essences, ou plus généralement encore, dans la dimension de l’être ? » ?

Je crois non seulement qu’il ne faut pas renoncer à ces questions, mais qu’elles sont déjà, au fond, le but poursuivi par la Physique (même si les physiciens n’en ont pas toujours conscience). Au-delà du « comment ça marche ? », il y a un « qu’est-ce qui se passe en vérité, qu’est-ce que tout ceci ? » qui est la vraie motivation de la recherche – avec l’idée que la nature d’une chose, comme la nature d’un être, peut être perçue, ou aperçue, dans les modalités de ses apparitions.

D’une certaine façon, l’identification de structures ou de réalités fondamentales (champs, particules, symétries, espace-temps…) sous-jacentes à la réalité physique est déjà un pas dans l’ontologie. Elle nous dit ce que les choses ne sont pas (en gros, elle dément systématiquement nos intuitions sensibles élémentaires), et ce qu’elles semblent plutôt être, à un certain niveau de description ou de perception. L’origine de cette tasse de thé, posée devant moi, est peut-être temporellement dans la conjonction des chemins suivis par ses atomes depuis leur création, dans quelques étoiles de la Galaxie il y a quelques milliards d’années. Mais l’origine des particules qui la composent est aussi à rechercher dans la manifestation de quelque chose qui existe à un autre niveau et qui en constitue la nature. Les modalités du passage d’une réalité sous-jacente à la réalité physique ordinaire, il n’est pas faux de dire que la Physique en explore déjà certaines étapes – par exemple, pour les initiés, le passage d’un espace de Hilbert de dimension infinie aux observables classiques, ou l’apparition d’objets tels qu’un espace métrique à partir d’objets intelligibles (mathématiques) plus fondamentaux, ou encore la mise en œuvre d’interactions entres des champs décrits par un Lagrangien possédant certaines symétries, afin de rendre compte de phénomènes susceptibles d’offrir un support à la perception sensible…

Pour aller plus loin dans cette voie, la Physique devra peut-être – sûrement ! – remettre en question ses fondements, voire sa perspective et même son approche. Mais ce ne sera pas la première fois ! 😉

Après tout, il n’y a qu’une Connaissance, et la Physique n’en est qu’une voie d’accès particulière, dont les limitations actuelles sont aussi nécessaires que provisoires. Si c’est bien la vérité qu’elle poursuit, elle saura s’adapter, s’élargir ou s’approfondir, chaque fois que l’exigera sa quête.

Et vous, qu’en pensez-vous ?

ET

10 réflexions sur « Temps et origine »

  1. il est très simple de répondre à cela:

    si le temps n’a aucune existence réelle (en dehors du mouvement mécanique de la pensée), tous les débats sont terminés.

    mais Maya règne (d’où l’obligation de respecter l’ignorance) et le phénomène mécanique continue de vouloir posséder (avidité) et de faire régner les ténèbres chez ceux qui lui sont soumis, le temps n’est qu’un mouvement de la pensée. ce mouvement crée les fantasmes de devenir car, pour paraphraser Rumi, l’existence de l’humain, se réduit à « l’homme naît, souffre et meurt ».

    tous les concepts (et chaque mot est un concept) sont issus de la pensée conditionnée; « être » est un concept, « essence » est un concept », « conscience » est un concept », « étant » est un concept.
    qu’est-ce qu’un mot? un mot est une forme grossière de la pensée et la pensée est une forme grossière et déformée de la réalité.

    la pensée ne poursuit pas la vérité, la pensée poursuit un chemin erratique qui divague dans les ombres qu’elles croit mesurer.
    calmez la pensée et l’univers se réduit à un seul point, la croisée des chemins par où passent cent mille droites parallèles, le point où les contraires sont semblables.
    « avant qu’Abraham fut, Je Suis »
    « Je Suis Celui qui est venu, qui vient et qui viendra »
    etc…

    dans un passé qui n’existe que pour les besoins du décor, l’ont dit Socrate, Bouddha, Jésus, Rumi, Hallaj,etc… tous les grands sages (qualifiés ainsi par l’humanité) en fait.

    donc dans un futur qui n’existera toujours que pour les besoins du décor, la pensée mécanique qui recule à chaque fois devant ceci va inventer de nouvelles disciplines (mémétique ou autre) pour tenter de percer un mystère qui n’en est pas un pour celui qui n’est plus son esclave mais qui restera toujours un mystère pour celui qui se laisse asservir par l’outil.

  2. comment pouvoir « saisir », même intellectuellement, quelque chose qui n’appartient pas encore au domaine du sensible (ce qui etait avant « l’instant initial »)? pas facile ça quand on considère que tout instrument appartient justement au monde sensible -même l’esprit-

  3. > réponse à gmc: Vous dites « le temps n’est qu’un mouvement de la pensée ». Cela vous suffit-il vraiment ? Est-ce que ça met fin à votre questionnement ? Il reste au moins à comprendre, ou à savoir, ce qu’est la pensée. Et par ailleurs, qu’est-ce qu’un mouvement sans le temps ? Si c’est le mouvement de la pensée qui constitue le temps, qu’entendez-vous par mouvement ? Le fonds de votre message, semble-t-il, c’est que le temps est une illusion. Certes. Je me range sans problème à ce point de vue, qui est d’ailleurs très commun. D’ailleurs, la matière aussi est illusion, en un sens similaire, et l’espace de même. C’est assurément le point de vue des gens que vous citez, et c’est aussi celui de la Physique, puisque la physique quantique identifie clairement la matière comme n’étant pas matérielle au sens naïf, et que la théorie de la Relativité, donnant l’espace-temps une fois pour toute dans son ensemble, ignore toute notion de temps au sens psychologique, et ne fait plus du temps qu’une « instantanéité éternelle », si on peut dire, où les événements sont ou ne sont pas, mais où rien n’apparaît puis disparaît dans ce qui serait une succession (temporelle, donc) au sein de l’être.

    Bref, tout ceci est assez classique, mais dire que « le temps n’est qu’un mouvement de la pensée » est en réalité vain si on ne dit pas ce qu’est la pensée, ni ce que signifie le mot « mouvement » sans la notion de temps (sachant que le mouvement implique ou nécessite un changement, et que parler de changement c’est déjà se référer au temps). D’autre part, identifier le temps comme une illusion ne résout rien. Vous dites que ce concept est purement mental. D’accord, mais comment apparaît-il ? Vous dites que c’est lié à la pensée conditionnée. Peut-être. Mais quelle est l’origine de ce conditionnement ? Et quelle est la réalité sous-jacente qui « simule » cette pensée et ce conditionnement ? Selon quelles modalités ? Et cætera… Quant au fait que vous parliez de décor, cela ne devrait gêner personne, pas même un physicien, je pense. Après tout, ce n’est qu’un mot. La question, c’est alors : comment fonctionne ce décor, quelle est sa nature, quelle est la réalité qui le sous-tend, d’où vient-il (au sens d’une origine pas forcément temporelle, comme j’essayais de le signaler) ?

    Et enfin, lorsque vous dites que « le mystère n’en est pas un pour celui qui n’est plus son esclave », mais qu’il « restera toujours un mystère pour celui qui se laisse asservir », je serai tenté de vous faire remarquer que cela ne dit malheureusement pas comme sortir de l’asservissement…

  4. > réponse à Eric: « comment saisir, même intellectuellement, ce qui n’appartient pas au domaine du sensible ? » Eh bien, peut-être par l’intellect, justement ! 😉 « Tout instrument appartient au monde sensible, même l’esprit » : ah bon ? Est-ce vraiment sûr ? Peut-être faudrait-il préciser ce qu’on entend pas sensible. Mais dans le langage le plus commun, la pensée ne relève pas des sens (les cinq sens). Si on élargit la notion de sens à tout ce qui est perception, alors d’accord, mais il peut y avoir différents types de perceptions, qui ne sont pas liées aux cinq sens, justement (on peut alors les appeler suprasensibles, et dans ce cas la représentation mentale en est un exemple commun – il me semble d’ailleurs que les sens ordinaires impliquent eux aussi (voire se réduisent à) une perception « mentale »).

    Mais cela mène encore à des problèmes de définition, qui ne font pas forcément progresser la question, à ce stade. Quoi qu’il en soit, quand je lis « avant « l’instant initial » », je ne peux m’empêcher de relever que cela n’a aucun sens : s’il y a un avant, c’est que ce n’était pas l’instant initial. Donc, inutile de se creuser la tête avec des considérations tarabiscotées : il n’y a rien, il ne saurait rien y avoir avant l’instant l’initial. Peut-être y a-t-il un instant initial, peut-être n’y en a-t-il pas. Mais quel que soit notre opinion sur cette question (ou celle de la nature du temps, etc.), il n’y aura jamais rien avant un instant initial !

  5. je suis tout à fait de cet avis: « l’avant instant initial » est un leure scientifique (ou pseudoscientifique) pour la raison toute simple qu’il ne peut rien y avoir « avant »- nous, même sous la forme d’un intello, ne sommes que le résultat de ce monde « sensible » né à ce moment, et (même par l’intellect, qui fonctionne de la même manière que la mise en mouvement d’un organe, d’un geste, en alignant une mécanique de mots et d’idées appelée « conceptualisation ») nous ne pouvons le comprendre que par nos sens (les 5 principaux, et tous ceux que l’on voudra bien y ajouter…), on ne peut pas détacher l’observateur de son sujet, et inversement. quoiqu’avec un bon whisky pure malt de l’ile d’Islay…

  6. « Les idées fictives se nourrissent
    Des erreurs que suscitent les apparences.
    Ces idées ne sont autres que le réel
    Puisque les apparences ne sont pas des idées. »

    Soûtra de l’entrée à Lankâ X,58 (doit sortir chez fayard en juillet-août)

    qu’est-ce que la pensée conditionnée?
    – un instrument de mesure qui compare, trie et archive en circuit fermé les données collectées par les sens (et dans 3 ou 4 dimensions seulement, ce qui explique les distorsions entre les constats quantiques et les interprétations mentales)
    – un continuum de production de pensées (ou objets mentaux)
    – le sens de l’abstraction et de la conceptualisation (du virtuel en quelque sorte)

    « voir » ou « percevoir » le mouvement de la pensée nécessite de méditer (pas au sens occidental du terme) et d’auto-observer le phénomène puis de l’observer objectivement après avoir intégré que ce phénomène est une réalité exogène à ce que vous croyez être.

    pour tout ce qui concerne la pensée, la meilleure source écrite reste jiddu krishnamurti, mais le top sera toujours votre propre observation.

    que voulez-vous résoudre, étienne? il n’y a rien à résoudre. ce que vous entendez par résoudre, c’est en fait concevoir une théorie (une des manies de la pensée) mais toutes les théories existent déjà, elles se nomment judaïsme, bouddhisme, hindouisme, christianisme, islam….ou physique quantique. et elles mènent toutes au même point, chacune par des perspectives différentes; il suffit de pratiquer et de calmer l’agitation du mental erratique pour tenter de s’en approcher (ceci est délicat à formuler dans le langage courant, vous excuserez les imperfections), c’est d’ailleurs le seul et unique but de toutes les pratiques spirituelles, quelles qu’elles soient. principaux obstacles sur ce « chemin »: la peur et l’avidité.

    pour l’origine du conditionnement, voici l’exemple le plus « parlant », extrait de l’ancien testament:

    – vous êtes né abraham, avec votre servante agar (égyptienne, partie de vous-même symbolisant la croyance corruptrice en un pseudo monde extérieur), vous avez conçu un fils ismael, un onagre à la face de ses frères (onagre= animal stérile);
    vous êtes ismael (appelé ailleurs ego; avant l’âge de deux ans-deux ans et demi, l’enfant en bas-âge emploie son prénom comme sujet ou aucun sujet, du style « machin veut » ou « veux »).
    ceci est la naissance du conditionnement: la création de la première pensée, la pensée « je » qui se cristallise (l’avidité) autour d’une idée fausse « je suis ce corps » ou « ce corps est à moi » sur lequel elle va capitaliser.

    pour sortir du conditionnement, il faut que vous-abraham trouviez sarah, votre réel côté féminin, un continent vierge situé à l’intérieur de l’humain afin d’enfanter isaac, l’homme accompli que vous serez.
    après cela, vous-abraham irez sacrifier vous-isaac à une réalité appelé dieu par convention qui l’épargnera et le remplacera par un bélier, symbole de l’orgueil que vous abdiquerez en reconnaissant la réalité telle qu’elle est.

    pour sortir du conditionnement, vous pouvez aussi traverser la mer des roseaux (du mental), guidé par un voyant aveugle nommé moïse (appelons-le confiante intuition, par exemple), frère de pharaon (nom signifiant désordre en hébreu, on peut aussi dire ego même si les notions sémites ne recouvrent pas exactement les mêmes concepts que les notions indiennes).
    le peuple élu rencontre la réalité à jéricho, point qui marque l’entrée dans ce désert de terre promise.

    pour sortir du conditionnement, il faut déraciner l’image mentale appelé ego et la reconnaître comme ce qu’elle est, c’est-à-dire une image mentale.

    sortir de l’asservissement nécessite attention soutenue, vigilance, abandon des croyances et calme mental (accepter que « ça » pense plutôt que « je pense » est difficile mais efficace)

    si vous voulez une explication simple sur comment est la réalité, en voici une (remarque: ceci n’est que mots, donc concepts, donc forcément faux et inexacts; seul comptent vos ressentis, votre cheminement, votre vision, dans le plus profond de la subjectivité):

    – tout est esprit
    – le monde phénoménal est dénué de substantialité ou d’essence et n’est qu’une projection de la conscience (autre nom pour esprit, pas l’espace de conscience créé par le mental).

    l’islam a des formulations très sensuelles: je suis le rêve de Dieu.

    gmc n’apprécie pas les théories et concepts, le mental se jette dessus pour dire « j’ai compris » alors même que la réalité ne peut être qu’expérimentée et non comprise. un petite citation d’un auteur inconnu pour terminer:

    « il existe beaucoup de chemins qui mènent au sommet de la colline mais peu de pèlerins sur ces chemins. par contre, que de palabres au pied de la colline. »

  7. +?-?
    « Être » — c’est la première proposition, n’est pas être — c’est la deuxième proposition. Ce qui s’étend entre ces deux propositions n’est pas susceptible d’éxamen, c’est indicible, irreprésentable, inaccessible et n’a pas de durée.. C’st la voie zéro qu’on appelle la vraie connaissance des phénomènes de l’être. » -:D

  8.  » (…) D’emblée il nous avertit qu’on ne parle pas de cosmologie. En effet, toute la science de la cabale traite de sujets purements abstraits qui n’appartiennent ni à l’espace, ni au temps. Il ne faut donc pas comprendre notre texte suivant ces catégories. Quel est donc ce temps que semble suggérer l’expression de Vital : «  Avant que ne soient émanés les émanés…. » ? N’est-il pas question d’un temps ? Mais comment pourrait-on parler d’un temps avant toute création ? Ashlag nous enseigne quel est le sens général du mot « temps » dans la cabale. Il s’agit toujours « de changements de formes qui s’enchaînent les unes les autres ». « Avant » et « après » signifient « cause » et « conséquence » au sens logique. Le temps dont il est question chez Louria, est d’après Ashlag, ce qui permet de repérer la place d’une forme dans un processus d’engendrement conceptuel. Le tsimtsoum ne doit donc pas être compris comme l’origine du monde dans un sens chronologique (…) »

    Issu d’un texte de Georges Hansel, « L’origine chez Rabbi Yehouda Halevy Ashlag: Tsimtsoum de Dieu ou tsimtsoum du Monde ? », disponible à l’adresse: http://ghansel.free.fr/ashlag6.html
    et où il est question de l’origine, du temps, de la causalité…etc.

    Et oui, il y a beaucoup de chosesdans la Cabale!

  9. Finalement, si le temps n’était que l’égal de l’espace parcouru par le mouvement, indépendamment de toute notion de sens ou de direction? Le temps ne serait il pas que la trace laissée par le mouvement dans l’espace qu’il engendre? Est le temps qui est créateur ou le mouvement? Le mouvement n’est il pas plus créateur d’évolution que le temps?

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