Lato sensu

Un soleil d’or caresse intimement l’horizon oscillant de branches effilées. La Lune, aujourd’hui nouvelle, se laisse oublier dans la grâce voilée des prairies de lumière. Un monde affleurant se descelle et filtre lentement par les puits de l’espace. Un monde extasié, dissident.

Ô signe immense de l’abyme !
Inonde le corps de l’espace !
Lato sensu !

ET

Une réflexion sur « Lato sensu »

  1. RESTRICTIONS

    Le vide inonde la totalité de l’espace
    Seules le retiennent quelques murailles égotiques
    Fractionnant et divisant l’ensemble des traces
    Le résultat de mille croyances maléfiques

    Des îlots noirâtres aspergés par tous les vents
    Que les marées repeignent aux couleurs de souffrance
    Le sens large ne règne pas sur tous ces brisants
    Perdus qu’ils sont dans les brouillards de l’inconscience

    C’est l’entière soumission qui les affranchira
    Des couleurs d’une liberté qu’ils ont inventée
    Pourquoi revendiquer un monde de trépas
    Quand l’esclavage s’appelle joie et sérénité

    Quand les prairies de lumière jaillissent enfin
    Il n’est plus personne pour se croire le témoin
    Ne compte que la saveur sans goût de l’incréé
    La perception nue de l’invisible beauté

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